L’Afrique grandeur nature : Safaris au Kenya
- Claudia Tourigny

- 2 oct.
- 5 min de lecture
Depuis aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours rêvé de mettre les pieds en Afrique, peu importe la destination. Mon oncle, qui a vécu dans plusieurs pays africains, revenait à la maison un été sur trois, les bras chargés de souvenirs. Étant sa seule nièce, il adorait me gâter.
D’ailleurs, dans mon album photo de ma première année de vie, on retrouve même une lettre envoyée par lui. Vous rappelez ces fameuses enveloppes où il est écrit ‘’Par avion’’ avec des lignes bleues et rouges ? Il me trouvait aussi des enfants avec qui correspondre et échanger des photos. Dans mon esprit d’enfant, l’Afrique devenait un univers mythique et fabuleux : j’étais convaincue que le voisin de gauche de mon oncle était un zèbre, tandis que celui de droite ne pouvait être qu’une girafe !

Alors, lorsque l’on m’a proposé d’accompagner un groupe au Kenya, l’émotion était bien présente : j’en ai littéralement pleuré de joie. Et comme si le destin s’en mêlait, c’était le jour de mon anniversaire… je n’aurais pu rêver d’un plus beau cadeau.
Une fois sur place, je n’ai pas été déçue… bien au contraire : c’était au-delà de tout ce que j’avais imaginé. Tous les éléments que je recherche dans un voyage étaient réunis : le dépaysement, la nature sauvage, la rencontre des habitants et des tribus, les animaux majestueux, sans oublier ces levers et couchers de soleil à couper le souffle. L’émerveillement était constant, à chaque instant.
Nous avons bien sûr multiplié les safaris, mais aucun ne ressemblait au précédent ni au suivant, car l’inattendu fait partie intégrante de l’expérience. Chaque sortie était unique, guidée par les rencontres imprévisibles qui parcouraient notre chemin.
Comme cette fois où un troupeau d’éléphants a traversé juste devant nous. Nous les avions entendu bien avant de les apercevoir et ne sachant d’où ils sortiraient, nous étions tous très excités de regarder dans tout les sens. Puis soudain, ils traversèrent entre nos deux véhicules avec quelques bébés au centre du défilé qui semblaient nous saluer avec leur trompe et en gambadant d’une patte à l’autre, espiègles et insouciants. La scène était à la fois attendrissante et majestueuse. Mais la mère ne tarda pas à nous rappeler qu’ici, nous étions des invités : d’un pas décidé, elle s’est avancée vers nous en barrissant de toute sa puissance, nous forçant à reculer. Une démonstration saisissante de l’instinct maternel de protection à grandeur (et grosseur !) nature.

Les animaux sont omniprésents et nous rappellent sans cesse que nous sommes chez eux. Chaque rencontre devient alors une surprise inattendue… Comme ce jour où nous avons découvert un babouin confortablement installé sur un tabouret du bar de notre hôtel au Mont Kenya, une bouteille de miel dans une main et une bière dans l’autre — une scène à la fois drôle et surréaliste. Un autre matin, c’est nez à nez avec un babouin accroché au moustiquaire de ma tente que je me suis réveillée. Ou encore lorsque je me suis retrouvée à quelques mètres d’un zèbre sur la terrasse de notre lodge.

La nature kenyane nous invite à être témoins de la vie quotidienne de ses animaux, des instants particuliers comme si l’on partageait une intimité rare. Je repense à ce moment où nous avons observé un troupeau d’éléphants prenant leur bain dans un point d’eau, s’aspergeant mutuellement et barrissant de plaisir. La mère éléphant, marchant aux côtés de son petit, lui déposant délicatement du feuillage pour le nourrir, comme un geste affectueux. Ou encore ce bébé singe, allaité par sa mère, qui a pris le temps de poser pour moi en me regardant droit dans les yeux. Et cette lionne, découverte au petit matin avec ses lionceaux, tous encore maculés de sang, grignotant une carcasse probablement capturée au cours de la nuit.

Mais la nature révèle aussi son côté impitoyable et son instinct de survie. En plein safari, une lionne tourne autour de nous, grimpe sur une branche et s’étire pour mieux renifler l’air. Elle est si proche que nous percevons ses petits rugissements. Notre ranger (guide) nous conseille alors de rester attentifs à ce qui nous entoure : selon lui, la lionne cherche quelque chose qui a éveillé son intérêt et son odorat. Grâce au zoom puissant de ma caméra, je distingue quelque chose d’incroyable : un léopard perché tout en haut d’un arbre, tenant une gazelle dans ses griffes. Notre ranger nous explique que le léopard est le seul animal capable de soulever une proie ainsi et de la hisser dans les branches pour la protéger des voleurs potentiels. La puissance de la nature et l’instinct de survie nous offrent alors un spectacle fascinant et inoubliable tout au long de ce safari.

En plus des safaris classiques sur terre, le Kenya offre la possibilité de vivre un “balloon safari”, un safari en montgolfière. C’est une expérience indescriptible, mais je vais tenter de vous la faire ressentir. Le réveil se fait aux petites heures du matin pour rejoindre le site d’embarquement. Nous sillonnons alors la brousse encore plongée dans la nuit, croisant ici et là des yeux brillants et percevant les sons mystérieux de la savane : des rugissements retentissent au loin. À notre arrivée, nous assistons au gonflage majestueux des ballons tandis que le soleil se lève et révèle l’immensité de la plaine. Nous montons à bord et le décollage se fait tout en douceur tout comme la balade. Mais à l’intérieur, c’est un véritable tsunami d’émotions : peur (admettons-le, être suspendu au-dessus de nulle part n’est pas anodin), excitation… et surtout émerveillement. L’émerveillement face au spectacle qui s’offre à nous : des milliers d’animaux se déplaçant au rythme de la migration, vaquant à leurs occupations, tandis que nous les observons d’en haut. La montgolfière, très silencieuse, nous permet de descendre lentement au-dessus des animaux sans les déranger. Et lorsque nous reprenons de l’altitude et que le feu embrase le ballon, les animaux se mettent à courir dans toutes les directions, créant une chorégraphie unique et mémorable, digne d’un film irréaliste. Après l’atterrissage, un petit-déjeuner avec champagne nous est servi au cœur de la savane, et nous recevons un diplôme commémoratif de cette aventure inoubliable.

Comme si cela ne suffisait pas, sur le chemin du retour, nous avons été témoins de deux guépards se câlinant et jouant ensemble, à seulement deux ou trois mètres de notre véhicule.

Je ne pourrais terminer sans parler de la rencontre avec l’« autre », les habitants des tribus ancestrales comme les Samburu et les Maasaï. Un voyage au Kenya nous fait découvrir le pays du nord au sud, en traversant plusieurs réserves, et ces rencontres nous transportent dans un monde différent. Découvrir les Samburu et les Maasaï, c’est pénétrer l’univers de deux peuples semi-nomades, qui se déplacent au gré des saisons et de l’élevage de leur bétail. Nous en apprenons davantage sur leurs cultures, leur alimentation, leur manière d’élever et de conduire leur troupeau, mais aussi sur leurs habitations, parfois bâties à partir d’excréments de vache… un mode de vie pour le moins insolite et inusité pour nous. Nous avons la chance de partager leurs sourires, d’assister à leurs danses et à certains de leurs rituels. On se retrouve alors complètement immergés dans un autre monde, fascinant et hors du temps.
Le Kenya, avec ses paysages à couper le souffle, sa faune majestueuse et ses peuples au mode de vie ancestral, laisse une empreinte indélébile. Chaque lever de soleil sur la savane, chaque rencontre avec les animaux, chaque sourire échangé avec les Samburu ou les Maasaï raconte une histoire unique. Ce voyage n’est pas seulement une aventure au cœur de la nature, c’est une immersion dans un monde où le temps semble suspendu, où la vie suit le rythme des saisons et où chaque instant devient un souvenir précieux.

Partir au Kenya, c’est revenir transformé, enrichi par des émotions intenses, des images inoubliables et des rencontres qui restent gravées longtemps après le retour. C’est aussi ressentir ce désir irrésistible d’y retourner, pour vivre à nouveau cette communion unique entre l’humain, ses émotions et la nature.
Claudia Tourigny
KLÔ DIAPORAMONDE


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